A propos d'iQsim, d'entreprenariat et de loyauté …

Une entreprise se crée avec la conjonction de différents facteurs. Une idée ou un projet, simple ou complexe, mais qui structure l’existence même du projet. Il faut aussi des hommes … ou des femmes, de préférence plusieurs, mais ce n’est pas toujours le cas … et une volonté forte, commune de … créer, de construire, et de s’engager ensemble.
C’est ainsi qu’iQsim s’est créée en Avril 2009, autour de cinq personnes, toutes à priori animées par la même volonté et par la même ambition. Il y a des créations d’entreprises plus faciles que d’autres. Celle-ci n’était sûrement pas parmi les plus aisées. Mais n’est-ce pas dans l’esprit même de l’entreprenariat que s’exprime primairement, profondément la passion et le respect des valeurs humaines telles que l’engagement, la volonté, la communication, le respect et la loyauté ? C’est que j’ai la faiblesse d’avoir cru ! Et je ne suis surement pas le seul !
Nous avons été trahis ! Chacun d’entre nous qu’il ait été fondateur ou investisseur, qu’il ait été salarié ou qu’il le soit encore, a été trahi dans l’expression des valeurs humaines les plus élémentaires. Ce sont le respect de ces valeurs qui font de nous des êtres respectueux, des êtres respectables, des êtres capables d’entreprendre, des êtres humains.
Le premier, tout auréolé de son titre gagné sans combat et sans gloire, paradait souvent et fièrement exhibant ces trois lettres représentant à ses yeux l’ultime aboutissement d’une carrière. Il ne les a d’ailleurs toujours pas quittés. Le regard souvent fuyant, il ne répond jamais directement aux questions. Il affiche ce signe permanent et évident d’un manque total de confiance en soi qu’il refuse obstinément d’assumer tout en s’employant à le dissimuler du mieux possible.
Le deuxième, affichait l’assurance de la réussite assumée. Il fait partie des individus qui considèrent que réussir est d’abord et avant tout une question d’attitude et de confiance en soi. Il y a probablement un réel fond de vérité, mais il ne faut néanmoins pas négliger le fond, ce qu’il oublie allègrement et de manière totalement surprenante.
Ces individus, sans courage, sans volonté, sans honneurs et sans valeurs, ont aujourd’hui quittés iQsim. Ils continuent néanmoins d’exhiber leur pseudo titre de fondateur bien qu’ils contribuent tous les jours à tenter de déstabiliser et détruire la société qu’ils ont participé à créer. Lorsque l’on fuit devant les difficultés, lorsque l’on refuse d’assumer ses propres choix en les dissimulant aux yeux de ses partenaires, oui, il s’agit bien de lâcheté et d’absence d’intégrité. Quand, qui plus est, l’on passe sous les couleurs du concurrent historique, que l’on transfère savoir, savoir-faire et technologie développées et acquises dans l’entreprise que l’on a contribué à fonder tout en en restant actionnaire, voire administrateur, oui, et mille fois oui, il s’agit bien d’un des actes de trahison le plus odieux qu’il soit. Oui! il y évidemment bien pire …
Mais cela n’excuse rien pour autant, ce n’est pas le résultat d’une action qui qualifie sa nature. Les actes restent ce qu’ils sont au-delà des conséquences que je n’évoquerais néanmoins pas ici. iQsim se porte bien mieux aujourd’hui qu’alors.
iQsim est enfin débarrassé de cette gangrène originelle tout aussi sournoise que perfide qui nous dévorait lentement, inexorablement de l’intérieur. Les actes, et c’est une vérité à laquelle personne n’échappe, ne font que révéler la réelle nature des personnes. La droiture, l’honnêteté, la loyauté, et, finalement le respect de soi avant tout, conduisent inéluctablement au respect des autres. Ce sont des valeurs bien rares de nos jours, mais tellement nécessaires, tellement vitales, à la construction, à la réussite, mais et surtout au succès collectif et à l’entrepreneuriat!
A ceux qui pourraient s’étonner de la force de ce propos, j’oppose la violence des actes commis. Comment peut-on ressentir autrement les agissements de ceux dans lesquels nous avons, tous, mis toute notre confiance, comment peut-on vivre différemment la frustration énorme d’avoir partagé tant et tant de difficultés, pour finalement voir ces efforts détournés pour un profit personnel, immédiat et égoïste. Certes, il y a des recours, ils seront exercés, ils doivent l’être. Mais les dommages, quels qu’ils soient, sont toujours irréparables. Les actes, eux, sont indélébiles. Ils révèlent sans erreur possible, la profonde et réelle nature de leurs auteurs.
Une nouvelle histoire iQsim est en train de s’écrire. S’il ne doit rester qu’une seule chose, ce sera la certitude d’avoir accompli ce que nous devions, ce que nous voulions accomplir, avec simplicité et humanité. S’il ne doit rester qu’un seul succès, ce sera celui-là. Mais, j’espère, nous espérons bien qu’il y en aura beaucoup d’autres !
PB – June 1015

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